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Tel que je suis

Public Journal
Le Dr Ralph Blair a donné ce discours à la conférence d'Evangelicals Concerned en 2005 Archives | Subscribe to Alerts Alerts Subscribe to Alerts | Feeds
   
Thursday, September 20, 2007
12:30:36 PM EDT

Tel que je suis ?

(Just as I am?)

par Ralph Blair

un discours à la ConnECtion 2005

Avez-vous entendu parler d’Henri le Puant ? Il a enfin changé de nom. Il s’appelle maintenant Pierre le Puant. Peut-être croyez-vous que ce changement n’a aucun sens. Lui pensait que oui. Demandez-lui pourquoi il l’a fait et il vous dira, « c’est simplement que j’en avais marre de ceux qui me disaient ‘Eh, Henri, œuf pourri !’ » Eh bien, on ne l’agace plus en lui disant cela. On l’agace maintenant en lui disant « Eh, Pierre, tu pues, mon frère ! » Pauvre Henri, encore le Puant !

Certains changements ne changent que ce qui n’importe pas et rien de ce qui importe vraiment. Donc certains changements ont du sens et d’autres non. Certains sont nécessaires et d’autres non.

Changer d’avis comme il convient peut changer la vie, voire l’enrichir. Changer d’avis quand il ne convient pas peut être destructeur. Le changement est littéralement le mode de vie dans ce monde. Tout dans l’espace-temps change. Les cellules de votre corps ne sont pas les mêmes que vous aviez auparavant. Après la mort, la décomposition est un processus de changement. Les relations humaines évoluent et se dissolvent, de même que les sociétés et les goûts. Les engouements changent. Les opinions changent. Les gouvernements changent. Les églises changent. Les interprétations bibliques changent. Même ce qu’on appelle la terre ferme est constamment en train de changer par suite du mouvement tectonique. Et à travers le cosmos, des étoiles naissent et meurent dans l’univers qui s’étend sans cesse.

Euh, il y a quelque chose qui ne change jamais – l’orientation homosexuelle d’un « ex-gay ».

Mais sérieusement, il est avec Dieu seul qu’il n’y a « ni changement ni ombre de variation ». (Jacques 1,17) Seul Jésus-Christ est « le même hier, aujourd’hui et éternellement ». (Hébreux 13,8) Seul l’Éternel est éternel. Seul le souverain « JE SUIS » l’est. (Exode 3,14)

Il y a des changements bêtes en plus de celui d’Henri le Puant. Il y a des changements superficiels en plus de celui de John Paulk (« ex-gay »). Eux aussi comprennent l’ignorance et le déni, et nous détournent de faire des changements qui ont du sens.

Les gens qui ont besoin d’identifier, de contester et de changer d’avis sur ce qu’ils se disent de leur emploi, de leur compagnon ou même de la foi chrétienne, ne font souvent rien de plus que de changer d’emploi, de compagnon ou de l’acception de la foi chrétienne. Ces gens ont besoin de faire des changements plus radicaux, de parvenir à la source de leurs problèmes. Ils ont besoin d’examiner d’un œil critique ce qu’ils se disent et rêvent du travail, du sexe et de la foi chrétienne. Mais ils ne le font pas. Ainsi, changeant ce qu’ils ne devrait pas changer et ne changeant pas ce qu’ils devrait changer, ils demeurent piégés dans des rêveries, voire dans des cauchemars.

Il y a aussi des changements qui doivent être faits pour nous. Nous avons besoin d’être changés – comme des bébés qui ont souillé leurs couches. À moins que nous ne soyons changés, nous resterons dans de sales draps.

Cette été le thème de la « connECtion » occidentale est « Tel que je suis » – sans le point d’interrogation que j’ai ajouté au titre de mon discours programme.

L’un des meilleurs de tous les hymnes est « Tel que je suis » de Charlotte Elliott.

Tel que je suis ? Mais comment ? Que signifient pour nous ces quatre mots ? C’est évident dans le texte original. Pourtant, enlevés de ce cadre, on peut changer leur signification en quoi que ce soit – particulièrement tout ce que l’auteure elle-même n’avait aucune intention de dire. Nous sommes susceptibles de les interpréter selon nos propres préjugés, et puis de chanter cela.

Lorsqu’elle a écrit ces paroles il y a 170 ans environ, à la ville balnéaire de Brighton, en Angleterre, qu’est-ce qu’elle a entendu ? Est-ce que « Tel que je suis » est une reconnaissance de mon péché et une profession de ma foi dans un Sauveur ? ou est-ce que « Tel que je suis » est une célébration de mon amour-propre prétendu ?

Son hymne est maintenant indélébilement lié à plus d’un demi-siècle d’invitations mondiales de Billy Graham de venir au Christ – tels que nous sommes. Là, ses paroles ont été une confession de péché, une profession de repentir et un tournant vers le Sauveur. Et voilà ce qu’elle a entendu.

À quoi ressemblait d’être « telle » qu’elle était ? Écoutez pendant qu’elle nous raconte : « Mon Père céleste, Lui seul, sait ce que signifie lutter, jour après jour, heure après heure, contre des sentiments physiques de faiblesse, langueur et épuisement presque écrasants, et décider, comme Il me le permet, de ne pas donner libre cours à la paresse, la dépression et l’irritabilité auxquels un tel corps me laisse céder trop longuement, mais de me lever chaque matin, résolue à adopter le slogan suivant : ‘Si quelqu’un veut venir avec Moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il Me suive !’ » Si « tel que je suis » signifiait cela pour elle, que signifie-t-il pour nous ? C’est triste voire ironique, mais j’ai vu la façon dont des écritures « Q-Spirit » changent ces beaux mots de repentir en slogans étranges pour l’amour-propre, en paroles bizarres d’arrogante fierté gay, et en un mantra tordu de défensivité compensante : « Je suis parfait tel que je suis ! »

Mais, bien sûr, si je crois effectivement que « je suis parfait tel que je suis », pourquoi le crier ? Pourquoi fanfaronner ? On ne se targue pas de ses aptitudes considérées comme acquises. On ne se vante jamais de pouvoir lacer ses chaussures. C’est parce qu’on ne doute pas de pouvoir le faire ni que d’autres le croiraient. Les gens se vantent des choses auxquelles ils ne peuvent pas croire qu’ils soient forts. Ils croient également que d’autres sont d’accord avec eux.

Si je suis déjà parfait, déjà acceptable – tel que je suis – alors, qu’est-ce que signifie la phrase « sans rien à moi » dans son hymne qui promet que le sang de l’Agneau de Dieu était « versé pour moi » ? Pourquoi versé pour moi – si tout ce qu’il me faut, c’est « m’accepter tel que je suis » ? Si « tel que je suis » signifie que je pourrais avoir de l’amour-propre sans admettre ma culpabilité et ma honte, qu’est-ce qui est la « tache noire » dont je dois me purger, comme l’atteste l’hymne ? Quelle est « chaque tache » qui doit être purifiée ? Si je suis déjà acceptable – tel que je suis – comment puis-je être « pauvre, misérable, aveugle » ? Et comment ai-je besoin de « guérison de l’esprit » ? Si je suis déjà acceptable – tel que je suis – que signifie « bien vacillant, en proie au doute à chaque instant, lutte au dehors, crainte au-dedans » ? Si je suis déjà acceptable – tel que je suis – pourquoi ai-je besoin d’être « pardonné » et « purifié » ? De quoi ai-je besoin du « soulagement » ? Si ce dont j’ai vraiment besoin est de m’aimer plus intensément et de chanter mes propres louanges avec plus d’enthousiasme « tel que je suis », que veut dire « tout ce que j’ai besoin de trouver dans Toi » ? Que signifie tous cesvœux d’« être maintenant à Toi, oui, à Toi seul, ô Agneau de Dieu » ? Pourquoi parler de prouver « la largeur, la longueur, la profondeur et la hauteur » de cet amour libre de l’Agneau de Dieu à qui je viens parce qu’Il « me convie de venir » ? Ne m’invite-il pas de venir parce que, tout seul, je ne suis pas acceptable – tel que je suis ?



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11:31:37 AM EDT

Si nous devons prendre au sérieux la foi chrétienne, nous n’osons pas nous contenter de nous-mêmes « tels que nous sommes ». Chacun de nous doit changer certaines choses, résister à changer d’autres, et être changé.

Paul a expliqué dans sa lettre aux chrétiens à Éphèse que les vrais ennemis contre lesquels nous devons tous lutter sont des ennemis spirituels. Il a dit qu’ils sont des « esprits mauvais », les « Puissances » et les « Autorités ». (Éphésiens 6,12)

Contrairement à ce que la droite religieuse considère être les ennemis – les homosexuels – et contrairement à ce que la gauche religieuse considère être les ennemis – les homophobes – Paul affirme que les vrais ennemis sont les forces spirituelles du mal. Bien entendu, ces forces spirituelles peut prendre une forme homosexuelle ou une forme homophobe. Mais soyez sûr qu’elles sont elles-mêmes quelque chose de plus que simplement homosexuel ou homophobe.

Quoi que vous puissiez imaginer de ces esprits, ils sont mauvais, trompeurs et ils haïssent le Christ. Ils sont ici – même quand tout ce que nous voyons n’est qu’une opposition « de chair et d’os ». Par ailleurs, comme Paul nous en avertit, puisque ce que nous affrontons est spirituel, notre défense devrait être par l’Esprit de Dieu. Par la foi et en prière incessante, nous devons nous armer avec la parole de Vérité de l’Esprit, l’Évangile de grâce salvatrice et la paix du Christ.

Les forces du mal peuvent prendre la forme d’idées, d’idéologies et de suppositions qui passent inaperçues. Elles peuvent nous séduire comme esprits de l’âge. Elles sont des conceptions du monde, des valeurs et des styles de vie. Elles peuvent agir par des individus ainsi que par des institutions. Et, comme elles-mêmes ont dit à Jésus, une fois coincées : « nous sommes une multitude ». Or, bien qu’elles soient frauduleuses, fourbes et ferventes, comme le dit Paul, elles sont également défaites, débilitées et en désespoir car leur sort a été scellé à la croix.

Il nous faut identifier ces ennemis comme les choses spirituelles qu’ils le sont afin de pouvoir leur résister avec l’armure spirituelle dont nous sommes équipés dans le Christ. Seulement alors pouvons-nous changer ce qu’il faut changer en nous-mêmes. Seulement alors pouvons-nous résister à changer ce qui n’en a pas besoin ou ce qui ne doit pas l’être. Seulement alors pouvons-nous être véritablement changés par le Seul qui change effectivement tout ce qui ait besoin d’être changé.

Les esprits mauvais se transforment en pseudo-spiritualités – simulacres, substituts pour la Vérité qui est Jésus-Christ et pour Sa Bonne Nouvelle de la grâce et de la paix.

Trois de ces pseudo-spiritualités sont le Sécularisme, le Subjectivisme et le Sexualisme. En tant qu’« ismes », ils sont systématiques et systémiques. Ils s’efforcent de séduire nos âmes, de nous asservir à ce qui n’est pas notre Seigneur. Et en le faisant, ils nous vaincraient. Donc, nous ne pouvons pas nous permettre de rester tels que nous sommes, nous sommes, voire de rester qui nous sommes. Il nous faut continuer à avancer vers le Terrain Plus Haut.

Alors, examinons de près ces trois pseudo-spiritualités, car, dans les affaires spirituelles, un homme bien informé est averti, et un homme averti en vaut deux.

Sécularisme

Philip Yancey constate que « chaque année l’église aux États-Unis s’approche de plus en plus de la situation affrontée par l’église du Nouveau Testament : une minorité assiégée dans une société païenne et pluraliste ». Et comme l’exprime l’ancien aumônier du Duke University : « la culture où nous prêchons est tout simplement l’air que nous respirons, l’eau que nous buvons. Elle nous influence tous, et l’évangile ne devient donc qu’un autre choix de style de vie ou un autre bien de consommation ». (Will Willimon) Notre culture se consume de consumérisme. Un récent dessin humoristique de Diffee dans le New Yorker montre un écriteau dans une vitrine vide : « Prochainement – un autre endroit pour acheter des trucs ! » Diffee est chrétien, et son commentaire humoristique affirme que l’idée de salut par l’achat est idiote.

Quoique notre mentalité irraisonnée de consumérisme soutienne l’économie, elle incite la dépense pour ce qu’on ne peut acheter, et l’achat de ce qui ne peut satisfaire le besoin. On est tenté de dépenser afin d’augmenter son amour-propre et impressionner d’autres. Mais on ne peut acheter de l’amour-propre. Et on ne peut impressionner ceux qui ne trouvent aucune raison pour s’impressionner. S’ils ne veulent pas ce que vous avez acheté, ils ne s’impressionneront pas. Aucunereconnaissance là. S’ils veulent ce que vous avez acheté, et ont les moyens d’en acheter, ils en achèteront. Aucune reconnaissance là. Et s’ils veulent ce que vous avez acheté mais n’ont pas les moyens d’en acheter, ils vous en voudront. Aucune reconnaissance là. Alors, qu’avez-vous acheté ?

Mais essayez d’expliquer leur bêtise aux abrutis en proie au doute qui se laissent prendre aux publicités de Mercedes-Benz promettant « Plus de chevaux. Plus grand moteur. Plus d’envie ». Ils sont tellement distraits et obsédés par leur piètre opinion d’eux-mêmes qu’ils sont aveuglés par la promesse que « ces yeux-là fixés sur vous seront verts ». Ils dépensent beaucoup de « fric » afin d’obtenir reconnaissance. Mais au lieu de cela, ils n’inspirent que du ressentiment ! Voilà la récompense pour tout leur « fric » ? Et, bien sûr, une voiture ne peut pas guérir le manque d’assurance. Ils en manquent encore. Mais maintenant ils ont une autre raison pour être peu sûrs d’eux-mêmes : tout ce ressentiment dirigé contre eux.

Avez-vous lu l’article dans le quotidien New York Times intitulé : « Sérieusement Rose » ? Qui peut être sérieux avec le rose ? Est-ce le rose ou le vert qui est le nouveau noir ? Je ne sais pas. Je m’en fiche. Mais je sais que « rond » n’est plus à la mode (pour les gâteaux de mariage). Les fashionistas le déclarent. Comme le commence un article récent dans le New York Times : « Vous venez de télécharger l’un des ringtones les plus recherchés sur Internet, et, vous savez quoi ? C’est déjà démodé ». Qu’est-ce qui se passe là ? Toutes ces dates limites de vente, ne sont-elles pas la preuve de ce qui périsse ? Ne sont-elles pas des avertissements que nous recherchons la signification dans ce qui ne signifie rien ?



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Tuesday, September 18, 2007
4:36:00 PM EDT

Mais vous pouvez être sûr, le salut séculier promis à ceux qui sont « au courant » de ce qui devrait importer très peu, est offert comme substitut spirituel pour ce qui importe le plus. Les annonces en pleine page promettent : « Ralph Lauren – l’expérience ultime ». Et voilà quelque chose de l’Évangile selon Saint Macy : « Il y a de l’inspiration partout. … nous recherchons toujours des accents passionnants et ce nouvel accessoire essentiel (l’un qui pourrait changer tout) ». C’est ça ouais !

Or, dans beaucoup des médias, prédication et culte des méga-églises de nos jours, ce qui domine est le même consumérisme séculariste. Il s’agit d’une demande paresseuse et se complaisante qu’on nous amuse, « tels que nous sommes ».

Les consuméristes chrétiens, sommes-nous contents de nous-mêmes ? ou y a-t-il quelque chose ayant besoin d’être changé avant que nous ne soyons éternellement escroqués ?

Le magazine américain People est le nouveau panthéon des dieux et déesses. Ils s’appellent maintenant les célébrités. Etils semblent être tout aussi influents dans des cercles « chrétiens » que dans des cercles séculiers. Est-ce convenable ?

Qui est dans la liste de ceux que le magazine Time appelle « les gens les plus influents du monde » ? Peut-être pourrait-on reconnaître très peu de leaders du monde, mais on reconnaît immédiatement les icônes de la culture pop : Jay-Z, Melissa Etheridge, Martha Stewart, Jon Stewart, Oprah Winfrey, Ann Coulter, Michael Moore, Dan Brown et ainsi de suite. Seulement deux des cent « gensles plus influents » sont connus pour leur influence chrétienne évangélique : John Stott et Rick Warren. Permettez-moi de vous demander – qui vous influence plus : John Stott ou Jon Stewart ; Rick Warren ou Oprah Winfrey ? Y a-t-il là quelque chose ayant besoin d’être changé ? ou sommes-nous contents de nous-mêmes, tels que nous sommes, à cet égard ?

Comme avec toutes les pseudo-spiritualités, le Sécularisme peut être tant furtif que franc. Certains se rendent compte qu’ils sont sécularistes. D’autres non. Le sécularisme gauchiste est évident. La droite est inconsciente de son sécularisme.

Un théologien conservateur reconnaît sagement que « la substitution de l’opinion humaine pour la Parole de Dieu, Jésus-Christ, peut se produire sous les plus pieux des auspices ». (Gabriel Fackre) Comme l’observe-t-il : « l’humanisme séculier implicite de la droite religieuse, qui introduit des jugements de la politique partisane et des mœurs liées à la culture dans la proclamation de l’évangile, est aussi anthropocentrique que l’humanisme expressément autosatisfait de la gauche séculière ». Il déplore « l’illusion que nos jugements fragiles, que ce soient à l’extrémité droite ou gauche du spectre politique, peuvent être identifiés avec la Parole de Dieu ». Une telle identification idolâtre est précisément celle dont nous devons être délivrés par la Parole de Dieu.

Comme l’a dit l’apologiste Francis Schaeffer : « Nous ne devons pas confondre la Royaume de Dieu avec notre pays. Pour l’exprimer autrement : nous ne devrions pas envelopper le christianisme dans notre drapeau national ».

Même Ralph Reed a publiquement déploré « l’idéologie autoritaire » de l’extrême droite qui voudrait imposer les lois de l’Israël ancien sur l’Amérique. Reed nous prévient que cette idéologie « menace les libertés civiles les plus fondamentales d’une société libre et démocratique ».

Ken Hutcherson est un « prêcheur biblique » pratiquant lapolitique de pouvoir – comme si cela était la vocation du chrétien. Mais sa guerre contre Microsoft, qui soutient la bonté légiférée envers les LGBT, n’est sûrement pas fondée sur la Bible. La Bible demande à maintes reprises que nous nous soucions de nos prochains dans le besoin – même les étrangers et les ennemis. Ce demande est-il vraiment moins important, même selon l’interprétation d’Hutcherson, que ce que dit la Bible au sujet de l’homosexualité ? Se référant à ses Rottweilers (« plus ils sont grands et effrayants, mieux ça vaudra ») il énonce qu’il voudrait être « l’homme le plus craint en Amérique ». C’est biblique, ça ? Selon la Bible, qui devrait être plus craint : un prêcheur qui haït ses prochains ou le Dieu qui les aime ?

La droite religieuse coule la Bonne Nouvelle dans un océan séculier de privilège politique bien-pensant. Des congrégations moralisatrices chantent leurs louanges mesquines, inconscientes des oppressés qui, blessés et furieux, rejettent la foi de leur enfance avec l’eau souillée dans laquelle elle a été jetée. Savez-vous que certains gauchistes refusent d’acheter du Right Guard* ? Certains de droite refusent de lire Left Behind.* De nos jours, on apprécie la nuance de moins en moins. La polarisation est évidente dans la politique d’identité – un loyalisme à « nous » mais non à « eux ». Et alors, notre bien-être ainsi que le leur se perdent dans la fragmentation de notre humanité commune et de notre unité en Christ.

Un observateur astucieux l’affirme : « il est important de distinguer entre s’identifier et se justifier ». (Leon Wieseltier) Il avoue qu’« on doit se défendre, bien sûr, en cas d’attaque pour être noir ou homosexuel ou femme ou juif ou catholique, mais on doit rêver d’être plus qu’un défenseur de soi. Déclarer son droit à être quelque chose n’est pas encore l’être ».

Chacun de nous n’est-il vraiment pas un peu plus compliqué – et plus intéressant – qu’une statistique d’orientation sexuelle, sexe, race, couleur, foi, pays d’origine ou quoi que ce soit ? Pourquoi mener une vie seulement en tant que morceau de cet attribut-ci ou de celui-là ?

*Jeu de mots difficile à traduire.



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4:15:33 PM EDT

La christophobie est une expression évidente du Sécularisme. La christophobie n’est simplement pas une hostilité irrationnelle envers le Christ, c’est une hostilité spirituelle envers le Christ.

Le printemps dernier (2005), comme approchait le jour du décès du pape, l’hebdomadaire New York Press a publié, en gros titre à la une, au-dessus de son portrait : « La mort de cet homme n’a rien d’amusant. Ou peut-être que oui ? » Dedans, il y avait 52 prétendument « drôles » commentaires sur la mort imminente du pape. Par exemple : « En examinant son cadavre, les médecins découvrent que le pape était non seulement une femme, mais également Hitler ». « J’peux pas bouger. J’peux pas toucher mon pénis ». « Au dernier le pape était en grande souffrance ». Et ces sécularistes affirment que les Évangéliques sont impitoyables ?

« Jerry Springer : The Opera » est une nouvelle comédie musicale venant à New York. Les acteurs jouent leurs rôles – « Dieu le Père », « Adam et Eve », « Satan », « Marie » et « Jésus » – comme un groupe d’invités incontrôlables apparaissant dans une épisode du Jerry Springer Show enregistrée en enfer. « Jésus » est gâté et mal embouché. Il a un goût sexuel pour les fèces. Il bat les femmes et se vante d’être « un peu gay ». Et « Eve » essaie de masturber « Jésus ». Qu’est-ce qui se passe là ?

Bill Maher soutient que « les comportements homophobes sont entièrement enracinés dans la Bible, dans la religion. Sans la religion, dit-il, cette grave intolérance envers les personnes gay n’existerait pas ». Comme il ignore l’histoire ! N’a-t-il jamais entendu parler des nazis athées qui ont envoyé les homosexuels en camps de concentration et en chambres à gaz ? Qui est-ce qu’il croit a inventé le Triangle Rose ? N’a-t-il jamais entendu parler de l’emprisonnement et de la torture des homosexuels par les régimes communistes athées de l’URSS, de la Chine, de la Corée du Nord ou du Cuba ? N’a-t-il jamais entendu parler des décennies de psychanalyse, dans une large mesure athée, dont le but était des efforts coûteux et contre-productifs pour changer ce qui avait été mal diagnostiqué comme l’« arrêt de croissance » des homosexuels ? D’où croit-il que la « thérapie réparatrice » du mouvement « ex-gay » trouve son modèle de théorie et de traitement ?

À propos, le mouvement naissant pour les droits des LGBT a commencé au sein des églises, a été hébergé dans des églises, et dirigé par des gens d’églises. Et ce n’étaient pas que des libéraux. Certains d’entre eux étaient évangéliques : Margaret Evening, Helmut Thielicke, Ralph Blair.

Selon Maher, la foi chrétienne est « une trouble neurologique ». Merci de votre diagnostic, « docteur » Maher. D’après lui, cela a été « enfoncé dans la tête depuis le plus jeune âge ». Il affirme être d’accord avec l’ex-gouverneur de Minnesota Jesse Ventura, ancien lutteur professionnel, qui a déclaré que « la religion est une béquille pour les faibles d’esprit ». Quelle équipe serait plus « faible d’esprit » dans un débat direct entre l’une équipe composée de Maher et Ventura et, disons, Alister McGrath et Ravi Zacharias pour l’autre ? Et ni McGrath ni Zacharias n’a eu la foi chrétienne « enfoncée dans la tête » pendant leur jeunesse. L’un est venu au Christ de l’athéisme, l’autre de l’hindouisme.

On ne devrait pas s’étonner que la pseudo-spiritualité de christophobie est partout. Jésus nous en a averti. Mais nous devons être sur nos gardes contre ses séductions – surtout si nous avons, nous-mêmes, des problèmes encore non résolus portant sur l’Église et la sexualité. Il se peut que nous ayons besoin d’être délivrés de la christophobie internalisée afin d’avancer vers le Terrain Plus Haut.

Subjectivisme

La foi chrétienne évangélique, enracinée dans le piétisme continental et l’introspection puritaine, a toujours eu de la latitude pour l’expérientiel. Mais être humainement subjectif n’est pas pareil à un Subjectivisme systématique. Le sociologue Christian Smith trouve que 84 pour cent d’adolescents américains affirment croire en Dieu. Environ 50 pour cent d’entre eux disent que la foi est très importante. Mais ils ne peuvent pas indiquer pourquoi. Ceux qui se disent chrétiens croient que cela signifie s’entendre bien avec d’autres. Ils n’ont ni la compréhension du salut, ni des vocabulaires d’obligation, de fidélité, de vocation ou de responsabilité. Ils présument que la foi est une question de sélectionner comme ils veulent, selon leurs sentiments.

D’où vient cette idée ? Elle vient de la culture générale, de ses notions qu’il n’existe aucune vérité objective et que comment on se sent est ce qui compte. L’Écriture sainte nous demande d’être toujours prêts à justifier notre espérance chrétienne. (1 Pierre 3,15) Mais ces adolescents ne reçoivent aucune aide à cet égard. Le divertissement léger et réconfortant est l’attrait de leurs églises.

Ce qui est vrai pour ces adolescents est également vrai pour trop de chrétiens gay – même au sein d’EC. La semence de la Parole a été semée. Mais elle n’a jamais fleuri. Qu’est-ce qui peut s’enraciner dans rien plus substantiel que le Subjectivisme ?

Pour voir dans le jeu de l’absurdité insidieuse de Subjectivisme, il nous faut penser. Il nous faut comprendre les contradictions inhérentes de cette pseudo-spiritualité.



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4:09:53 PM EDT

Le Subjectivisme maintient qu’il n’existe aucune vérité objective. Son slogan est « Tout est relatif ! » Mais, bien sûr, ce slogan est entendu d’être considéré comme objectivement vrai. Oui ? Le slogan est donc lui-même absurde. Si, effectivement, « tout est relatif ! », le slogan est inclus dans la relativité. Et sinon, c’est dénié même en étant affirmé.

Le Subjectivisme prétend être un relativisme qui est inclusif. De nos jours, son inclusivisme peut sembler agréable, mais ce n’est tout simplement pas vrai. Le relativisme n’est pas inclusif. C’est exclusiviste. Il exclut tout avis affirmant l’exclusivité. Son « inclusivité » n’est donc qu’un simulacre, une prétention qui n’est que politiquement correcte. Le Subjectivisme affirme que l’important n’est pas le dogme mais plutôt les sentiments. Toutefois cette assertion est elle-même un dogme. Ce n’est certainement pas un sentiment. C’est simplement le dogme du Subjectivisme essayant de renchérir sur quelque autre dogme.

Et alors, puisque le Subjectivisme est absurde, ne devrions-nous pas le rejeter, choisir ce qui est plus substantiel et avancer vers une Fondation Plus Haute ?

Or, comme avec les sécularistes, il y a des subjectivistes qui sont conscients d’être subjectivistes et ceux qui ne le sont pas. Ceux qui le savent appartiennent d’ordinaire à la gauche. Ceux qui ne le savent pas appartiennent d’ordinaire à la droite.

Illustrons. Les prêcheurs de la droite affirment que leur opposition à l’homosexualité est basée sur des versets bibliques. Mais ce n’est pas le cas. C’est basé sur leur interprétation des versets bibliques. Or, personne ne peut éviter d’interpréter la Bible ou bien n’importe quel autre livre. Personne ne peut « simplement lire ce qui est là ! » Mais toute l’interprétation n’équivaut pas. Certaines interprétations prennent soin d’observer des critères d’interprétation bien établis. Et d’autres non.

L’opposition de la droite à l’homosexualité peut provenir de l’aversion subjective à ce qui y est imaginé comme répulsif. Mais comme l’a constaté C.S. Lewis (se référant à l’homosexualité), la répulsion est une bien piètre raison pour le jugement moral.

L’opposition peut aussi provenir de l’attraction subjective au tabou séduisant de l’homosexualité. Ça alors ! En psychologie on la qualifie de réaction-formation. En termes plus clairs on dirait « être excité ».

Voici du Subjectivisme intéressé de l’évangélisateur Pat Robertson. Pendant son émission « 700 Club » il a prétendu sentir que Dieu lui disait ainsi : « 2005 sera l’année d’extraordinaire prospérité pour la nation et pour CBN [et le] marché boursier va progresser de façon impressionnante ». Il a vite ajouté cet avertissement : « Or, messieurs et mesdames, n’allez pas acheter des actions par ma recommandation, mais voilà ce que je sens dans mon cœur ». Alors, est-ce que son sentiment est la parole de Dieu ou un désir que Pat prend pour la réalité ?

Espérant d’entendre quelque chose à part la prévision financière de Dieu pour CBN, son co-animateur lui a demandé : « avez-vous senti que Dieu vous a donné une parole pour l’Église, le peuple de Dieu ? » Pat riait : « Eh bien, il m’a donné bien des paroles ». Puis il s’est lancé de nouveau dans son intérêt personnel : « quant à CBN, il a dit qu’il fournira les ressources dont nous avons besoin pour étendre la main au monde, mais quoi que nous fassions, nous devrions le faire vite ». Voilà ce qu’il sent dans son cœur – « béni soit son cœur ». Pensez-vous qu’il devrait avoir confiance en son cœur ?

Admettons-le : la pseudo-spiritualité de sentiments n’est pas un bon guide – qu’elle soit entendue comme la voix d’un dieu ou comme le grognement d’avidité dans le ventre, qu’elle soit promue par des pentecôtistes ou par des postmodernistes. Et si nous échouons à saisir cela, nous échouerons à discerner les esprits comme Dieu nous a demandés. Mieux vaut planter la parole de Dieu au fond de nos cœurs. (Psaumes 119,11)

Certains disent que « suivre son cœur » est une bonne idée. Mais aucun de vous ne croit cela, non ? Pensez-vous que c’est une bonne idée pour une lesbienne qui se culpabilise de « suivre son cœur » en entrant dans un ministère « ex-gay » ? Pensez-vous que le prêcheur anti-gay devrait « suivre son cœur » et prêcher contre les droits civils pour les LGBT ? Pensez-vous que la brute de l’école devrait « suivre son cœur » en battant des « pédés » ? Êtes-vous content que les homophobes se sentent bien en suivant leurs cœurs ?

Quand on se persuade à penser qu’il vaut mieux « suivre son cœur », voyez-vous, on ne fait souvent que rationaliser ce qu’on désire dans son propre cœur. Suivre son cœur peut briser plus que des cœurs.

Alors, pourquoi est-ce que simplement « suivre son cœur » peut si souvent être tellement problématique ? C’est parce que « le cœur est lié à la tête ». Et la tête peut être bête.

Voyez-vous : ce qui est dans le cœur est lié à ce qui est dans la tête. Les sentiments suivent les pensées. Si je me crois en danger (que je le sois ou non), je sentirai de la peur. Et il est inutile de me dire : Arrêtes d’avoir peur. On ne peut pas commander les sentiments à volonté. Mais si je change d’avis sur le danger perçu, ma peur s’enfuira toute seule (que ma nouvelle pensée soit correcte ou non). Donc, comme le disent les Britanniques : « Faites attention à la tête » (Mind Your Head).

En termes bibliques, le diagnostic est plus profond : « Le cœur est rusé plus que tout, et pervers, qui peut le pénétrer ? » (Jérémie 17,9) Ne pensez surtout pas que vous connaissiez même votre propre cœur – encore moins celui d’un autre. Mais Jésus connaît tous les cœurs. Faites confiance à Jésus. En apprenant à reconnaître que vos sentiments ne sont que des pensées senties, assurez-vous que vos pensées sont vues à la lumière de Lui venu dans le monde pour nous illuminer tous. Nous avons besoin de nous détourner du Subjectivisme flou vers la Parole claire de Dieu. Nos sentiments ne disent que ce que nous nous disons. Jésus ne dit que ce qu’il entend de son Père. Ça, c’est tellement mieux. Avançons vers le Terrain Plus Haut.



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3:48:08 PM EDT

Sexualisme

Le Sexualisme est la pseudo-spiritualité où le sexe représente tout. C’est là une autre idolâtrie. Le sexe devient limité à un droit « seulement pour les hétérosexuels ». Ou bien le sexe est limité au droit de stimuler des terminaisons nerveuses des génitaux anonymes. Au lieu de faire partie de ce que nous sommes, on fait la sexualité passer pour tout ce que nous sommes. Cette confusion de l’élément sexuel d’une personne gay avec son identité totale est une erreur de la droite ainsi que de la gauche, une idolâtrie des fondamentalistes anti-gay ainsi que des théoriciens queer.

Un article paru « à la une » dans le Gay City News a mis à l’honneur Jonny McGovern, soi‑disant « Mac Gay », organisateur des soirées « Boys Gone Wild » à New York. Selon l’article, les jeunes gay « l’admirent pour sa vision de l’identité gay ». En quoi consiste cette vision ? « Bourre-toi la gueule et prends ton pied. C’est encore mieux si on te paie ». C’est ça, le Sexualisme.

Pendant ce temps, le taux des nouvelles contaminations au virus HIV de ces jeunes gays ne cesse de progresser. Et, comme le prouvent les recherches, le risque est grand que ces infections plus récentes soient plus résistantes aux médicaments. « Bourre-toi la gueule et prends ton pied. C’est encore mieux si on te paie » ? Le slogan du « Mac Gay » est-il vraiment sensé ?

La semaine passée, le New York Times a publié un article intitulé : « Plus de sexe, moins de ‘joie’ ». On y a rapporté que les étagères de Barnes & Noble, chaîne de librairies américaine, « ploient sous le poids des exemplaires de ce genre vénérable d’édition, le manuel de sexualité ... [un] genre de plus en plus populaire et osé [avec des titres tels que] Comment avoir du sexe XXX [et] Comment faire l’amour comme une star du porno ». Comme le dit le journaliste : « en dépit du contenu semblant toujours pousser des tabous – y compris même la bestialité ... les maisons d’édition affirment qu’au fond ce sont des livres pragmatiques ». (Ruth La Ferla) Charmant. Mais, elle le constate : « Les nouveaux manuels de sexualité prêtent une attention limitée à l’idée de l’intimité et des liens durables ». Et prétendument, ils se vendent mieux dans le Bible-Belt (la zone géographique des États-Unis où un pourcentage élevé de personnes se définissent comme chrétiens évangéliques) qu’à New York. Malheureusement, ni ces « experts » de Sexualisme ni leurs lecteurs n’y comprennent rien.

Le Sexualisme a perpétué un insidieux « tabou d’inceste » qui a rendu presque impossible qu’un couple (bien connus l’un de l’autre) jouisse une vie de passion sexuelle. Et c’est vrai aussi bien pour les couples hétéros que pour les couples homos.

Et ce ne sont pas seulement les Dobson et les Hutcherson qui dénigrent le mariage des couples de même sexe. Un activiste pour « la gay pride » fait la moue : « Qu’est-ce qui pourrait être plus ennuyeux ? Notre mouvement ne regroupe plus maintenant que des obsédés du mariage et des clôtures bleues lavande. C’est tellement embarrassant ». (Bill Dobbs) Le chef transgendre du Sylvia Rivera Law Project pose la question rhétorique : « Pourquoi le mouvement LGBT donne-t-il sa bénédiction à l’institution coercitive de mariage ? » (Dean Spade) Leurs pleurnicheries sont chargées de Sexualisme.

Quelle est la différence entre ceux considérant l’homosexualité comme le péché principal, et ceux la considérant comme leur salut principal ? Les militants religieux obsédés par l’homosexualité, tout comme les militants queer, accordent à l’homosexualité une importance imméritée – l’idole autour de laquelle il faut vivre la vie. Les fondamentalistes anti-gay considèrent la transgression du même sexe comme la pire de toutes les transgressions. Cela présente peu d’attrait pour eux. Les théoriciens queer considèrent la transgression du même sexe (le « queering » de convention) comme le salut lui-même. Cela leur plaît. Et chacun de ces groupes d’intérêt agit comme si « l’homosexualité » l’emportait sur la grâce de Dieu.

Pourquoi certains chrétiens concluraient-ils, sans être sous l’effet d’une pseudo-spiritualité, qu’il n’y a rien de pire que d’adopter des lois protégeant les LGBT contre le même type de discrimination subie par les noirs lorsque les parents de certains chrétiens anti-gay d’aujourd’hui étaient ségrégationnistes ? Et certains gays, qui ont tant souffert d’une dévastation sexuellement acquise, pourquoi concluraient-ils, sans être sous l’effet d’une pseudo-spiritualité, qu’il n’y a rien de mieux que d’adopter des lois promouvant l’idée que « tout est permis » en sexualité ? C’est ça, le Sexualisme.

Le taux de divorce est à peu près égal pour tous les couples, chrétiens ou non. Et les statistiques de l’Europe et du Massachusetts montrent que les couples du même sexe divorcent au même taux que les couples hétéros. La droite religieuse promeut l’idée que les gays soient obsédés par le porno, mais 47 pour cent de chrétiens avouent que la pornographie est un sérieux problème au sein de leurs familles à eux. (Internet Filter Review) Un sur sept appels des pasteurs au service d’assistance du Focus on the Family porte sur la dépendance au porno sur Internet.

Beaucoup d’entre vous en ont « ras-le-bol » du Sexualisme. Vous connaissez les dégâts que cela fait, la déception que cela cause. Et néanmoins, les théoriciens queer et d’autres soi-disant responsables LGBT le célèbrent ad nauseam – même au sein des groupes de religion gays. Et ils préféreraient mourir plutôt que d’en « juger » la moindre partie. Cependant, ils condamnent ceux qui le font comme « enclins à porter des jugements » et « homophobes ». Mais alors, ni la sagesse de Salomon, ni le bon sens de ceux qui sont honnêtement désenchantés, ni la miséricorde patiente de Jésus n’attire aucune attention des propagandistes.

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3:39:49 PM EDT

Et alors, nous avons examiné un peu de ce qui nous affronte, tels que nous sommes dans une culture telle qu’elle est. Et si nous sommes intelligents et raisonnables, nous voudrons sûrement faire des changements. Car – tel qu’est ce monde perdu, il laisse beaucoup à désirer. Tel qu’est le monde gay, il laisse beaucoup à désirer. Tels que nous sommes – en tant que chrétiens qui sommes gays, lesbiennes, transsexuels ou quoi que ce soit – nous laissons beaucoup à désirer. La question pour nous n’est pas « sommes-nous dans le monde ? » Bien sûr que oui. Et la question n’est pas « faisons-nous partie du monde ? » On doit l’admettre. La question pour nous est ainsi : « De quelle façon est-ce que nous sommes dans le monde et en faisons partie ? » Et « Que ferons-nous en réponse ? Que voulons-nous qu’on fasse à cet égard ? »

Si nous percevons que nous laissons beaucoup à désirer, ce n’est pas une malédiction – c’est une bénédiction. C’est la bénédiction de connaissance de soi, la bénédiction d’un choix pour le changement positif, la bénédiction de pardon et la bénédiction de marcher avec Jésus vers le Terrain Plus Haut.

Les gens qui entrent en psychothérapie ne se croient pas assez bons « tels qu’ils sont ». Peut-être diront-ils que leur problème est « un piètre opinion de soi ». Mais, bien sûr, ils s’aiment assez pour s’attrister de ne pas être assez bons. Mais supposez ce qui est appelé « un piètre opinion de soi » soit le don d’un besoin perçu de regarder au-delà de l’égocentrisme et se poser des questions. Supposez que ce soit l’appel de Dieu pour recevoir Son amour inconditionnel et devenir ses vrais fils et filles, vivant abondamment le don de Son image au lieu de ce que nous avons fait de nous-mêmes.

Si nous ne sommes même pas aussi bons que nos rêves pour nous-mêmes, pourquoi croyons-nous que nous soyons aussi bons que les rêves plus excellents de Dieu pour nous ? En l’Amour Souverain, Dieu a créé l’univers pour nous amener ici. Il nous a vu – vous et moi – non comme nous nous voyons nous-mêmes, non comme d’autres nous voient et non simplement « tels que nous sommes » maintenant perdus. Dieu nous a vus comme seul l’Amour Souverain peut voir. Et il a fait en sorte que nous, créés dans Son image, mais se rebellant, fussions restaurés à Son image dans Son Fils, notre Seigneur. Dieu nous aime, non simplement « telsque nous sommes » à présent, mais à jamais, et « jamais on n’a appris ni entendu dire, et jamais l’œil n’a vu » les innombrables façons dont Il fait en sorte que nous puissions jouir de Lui pour toujours.

Chaque jour, Jésus te dit, « viens, tel que tu es ». « Tel qu’on est » est la seule façon de venir au Jésus. Mais après être venu à Lui, après avoir commencé de mieux le connaître, qui voudrait rester « tel qu’il/elle est » ? En suivant Jésus, qui pourrait rester « tel qu’il/elle est » ? En nous chargeant de notre croix et le suivant, ne devenons-nous pas quelque chose de beaucoup mieux qu’auparavant ? Voilà ce qu’Il désire pour nous. Il veut nous faire prendre conscience de tout l’amour, de toute la beauté, de toute la vérité, de toute la sagesse et de tout l’émerveillement qui sont en nous – tels qu’Ils nous a créés, et en Lui, nous ramener à tout ce qu’Il nous a destiné d’être.

Dans le roman de George MacDonald, The Fisherman’s Lady (La dame du pêcheur), l’un des personnages demande à l’autre : « Êtes-vous content de vous-même, monsieur ? – Ma foi non ! – Vous voudriez être meilleur ? – Je veux bien. – Vous êtes donc du même avis que Dieu. »

Une autre façon de dire « tel que je suis » est « tel quel ». Qu’est-ce que cela veut dire quand on trouve quelque chose de marqué « tel quel » ? N’indique-t-il pas quelque imperfection ? Jésus nous trouve « tel quel ». Et au lieu de nous rejeter, il nous accepte « tel quel ». Mais après, il ne nous laisse pas « tel quel ». Il ne nous laisse pas comme il nous a trouvés. Entre ses mains nous devenons autre chose. Comme Paul l’a formulé, « autrefois vous étiez ténèbres, et maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur ». (Éphésiens 5,8) Autrefois, nous étions des captifs des dominations des ténèbres de ce monde. Maintenant, nous sommes captivés par la Lumière du monde. Comme Jean l’a dit : « mes chers amis, dès à présent nous sommes enfants de Dieu et ce que nous serons un jour n’a pas encore été rendu manifeste. Nous savons que lorsque le Christ paraîtra, nous serons semblables à lui, car nous le verrons tel qu’il est. Tous ceux qui fondent sur le Christ une telle espérance se rendent eux-mêmes purs, tout comme le Christ est pur ». (I Jean 3,2 et seq.)

Un auteur à succès se plaint que « bien des Baptistes sont tout d’abord américains, deuxièmement Baptistes et troisièmement chrétiens ». (Robert Flynn) C’est vrai. Il est également vrai que bien des soi-disant chrétiens gay sont tout d’abord gay, deuxièmement des membres du caucus gay de leur dénomination et parfois ils ne progressent jamais en disciples, se rendant eux-mêmes « purs, tout comme le Christ est pur ». Venir au Christ « tel que je suis » devrait être la fin du monde tel que je l’ai connu jusqu’ici. Cela devrait être toute la différence entre mes années « av. J.-C. » et mes années avec mon Seigneur.

Un théologien du Duke University s’oppose aux prétentions que « le 11 septembre 2001 a changé le monde ». D’après lui : « les chrétiens devraient répondre, ‘Non, 33 apr. J.-C. a changé le monde.’ Il nous faut interpréter 9/11 à la lumière de 33 apr. J.-C. et non vice-versa ». (Stanley Hauerwas) Et c’est bien vrai.

D’ailleurs les gays et lesbiennes aiment dire que Stonewall 1969 a changé le monde. Nous les chrétiens évangéliques qui sont gays et lesbiennes devrions contrer en disant : « Non, 33 apr. J.-C. a changé le monde ». Il nous faut interpréter Stonewall 1969 à la lumière de 33 apr. J.-C. et non vice-versa.

Anne Lamott écrit sur ce qu’elle a dû changer dans sa vie après être venu à Jésus. Et elle lui en est reconnaissante pour sa patience envers elle. Elle se rend compte que Jésus sait que « la façon dont nous faisons des changements importants [est] péniblement, pauvrement, lentement ». Une étincelle dans ses yeux éplorés, elle ajoute : « et il lève quand même son poing vers le ciel en triomphe ».

Un jour, « quand viendra notre transformation », comme l’exprimaient les vieux negro-spirituals, toute transformation elle-même sera transformée lorsque, comme Paul l’a dit : « nous serons transformés en un instant, en un clin d’œil, au son de la trompette finale… nous porterons l’image même du Christ ! » (I Corinthiens 15,52; 49) Ensuite, dans les mots de MacDonald : « sa Vie pourrait être notre vie, afin que le même feu dévorant qu’est l’amour essentiel puisse également habiter en nous ». Tel que je suis, moi ? Ah, non. Rien de moins que tel que Lui est ! Tel que je suis, moi ? Ah, non, grâce à Dieu. Tel que le « JE SUIS » !

© Ralph Blair 2005, tous droits réservés
(traduction : F.W.)



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